Diplômé de l’IFFDEC, Florian développe une pratique entrepreneuriale à l’intersection du graphisme, de la direction artistique et de la création visuelle indépendante. Installé en Bretagne, il allie travaux de design print, web, sérigraphie et communication événementielle, en exploitant pleinement sa curiosité et sa capacité à tisser des projets autonomes et collaboratifs.

Florian Philippe, designer graphique et directeur artistique 

Depuis quatre ans, il construit son parcours en indépendant, après un passage marquant à l’IFFDEC. Ce choix d’école, au départ presque fortuit, l’a orienté vers le design graphique, alors qu’il s’imaginait plutôt dans le design produit. Un changement de cap qu’il ne regrette pas : « Je suis arrivé à l’école très ouvert, prêt à découvrir. J’ai trouvé ma place dans le graphisme, et ça m’a tout de suite parlé. » 

Sa formation lui a transmis deux piliers qui nourrissent encore aujourd’hui sa pratique : la curiosité et la remise en question. Plus que les logiciels ou les exercices, ce sont ces attitudes qu’il a retenues de ses enseignants : « On nous poussait à chercher, à nous interroger sans cesse. Je continue de fonctionner ainsi. » Cette posture l’aide notamment à prendre du recul sur ses projets, un réflexe devenu indispensable depuis qu’il travaille en freelance. 

Florian revendique une polyvalence assumée. « Je n’aime pas me spécialiser dans un domaine unique », explique-t-il. Son quotidien navigue entre design graphique, création d’identités visuelles, sites web, affiches, direction artistique, mais aussi des pratiques plus artisanales comme la sérigraphie ou la personnalisation de skateboards. Sa curiosité le pousse également vers l’événementiel : il a cofondé deux associations de musique et assure la communication de festivals. 

C’est dans ce cadre qu’il s’autorise le plus de liberté créative. Avec ses amis, il développe un projet associatif baptisé Midriase. Leur premier festival, organisé à l’été 2025, lui a permis d’expérimenter sans contraintes : « C’est un véritable terrain de jeu. On peut s’amuser, imaginer, tester. Et surtout, on a des projets pour la suite : un magazine, un label… » 

S’il se dit pleinement aligné avec ce qu’il imaginait de son futur métier, il garde un regard lucide sur les difficultés rencontrées par les jeunes créateurs : bâtir un réseau, trouver des projets rémunérateurs, atteindre une stabilité prend beaucoup plus de temps qu’espéré. « Quand on est étudiant, on se dit qu’en six mois ou un an on pourra en vivre. La réalité, c’est que ça demande beaucoup plus de patience. » 

Aujourd’hui basé à Rennes, Florian revendique un équilibre entre plaisir, passion et travail. Il conçoit son métier comme un moyen de rassembler, de transmettre et de créer du sens, que ce soit par un site web, une identité visuelle ou un festival. 

L’APPORT DE L’IFFDEC

« À l’IFFDEC, j’ai appris à être curieux, à me remettre en question et surtout à défendre une démarche personnelle. Ces réflexes me servent aujourd’hui dans ma pratique free- lance et dans le pilotage de mes projets associatifs. »

PROJETS EMBLÉMATIQUES

  • Le festival Plestival (identité visuelle, direction graphique, site web)
  • La fresque des cabines de plage à Plestin-les-Grèves : une réinterprétation visuelle des cabines traditionnelles
  • Identité visuelle et site web d’une crêperie-pizzeria pour repenser son image et sa communication