Attiré dès son plus jeune âge par l’architecture, Basile Brun, 26 ans, a logiquement persévéré dans cette voie à l’IFFDEC avec un goût prononcé pour l’architecture d’intérieur.

Basile a terminé son cursus à l’IFFDEC par la formation d’architecte d’intérieur, cinq années de cursus qui lui permettent désormais d’évoluer avec bonheur dans son milieu de prédilection.

Rencontre avec un jeune architecte aux multiples projets…

Il semble que très jeune, tu aies manifesté un penchant particulier pour l’architecture.
Peux-tu nous en dire dire plus ?

Depuis de longues années j’étais effectivement passionné par le domaine de l’architecture en général. Je me revois, plus petit, à griffonner des maisons en suivant les lignes des feuilles quadrillées… Naturellement, j’ai souhaité orienter mes études dans cette voie sans savoir exactement le métier que je ferais, même si au départ, la balance penchait peut-être davantage vers celui d’architecte. Mes idées se sont éclairées à l’IFFDEC. J’ai voulu devenir un architecte d’intérieur.

Que retiens-tu de ton passage à l’IFFDEC ?

Les formations proposées par l’IFFDEC sont très professionnalisantes. C’est en partie grâce à ça, qu’après avoir obtenu mon diplôme d’agenceur d’espace, j’ai souhaité poursuivre dans cette même école et obtenir celui d’architecte d’intérieur. Sur les deux années de mastère(équivalent Bac+5), huit mois se déroulent en entreprises : C’est une excellente façon de progresser. L’IFFDEC fixe un niveau d’exigence qui pousse à donner le meilleur. Durant ces cinq années, il a fallu s’invertir sans relâche pour tâcher de réussir. Aujourd’hui, je ne peux que remercier mes professeurs et encadrants qui m’ont énormément appris…

Comment s’est passée l’intégration dans le monde professionnel ?

En sortant de l’école, j’appréhendais de ne pas trouver de travail dans mon domaine. Je venais de passer deux années en stages alternés dans une agence sans que cela débouche sur une offre d’emploi, faute de place. La déception était immense, je ne vais pas le cacher. Après cinq années d’investissement acharné, je pensais me réserver deux mois de vacances et chercher un poste à la rentrée.
Finalement, il n’en a pas été ainsi. Le 4 juillet, je postulais à une offre d’emploi en tant qu’architecte d’intérieur. Le 5, j’étais reçu lors d’un entretien et le 6 j’obtenais une réponse favorable. BYE BYE les deux mois de vacances rêvés (rires) mais tellement heureux !

Comment as-tu vécu le passage d’exercices scolaires à des projets professionnels avec de « vrais » clients ?

Lors de mes différents stages, j’ai eu la chance d’être encadré et de pouvoir travailler sur des projets concrets. Cela a été une aide précieuse pour prendre davantage confiance en soi. Mes mentors se reconnaitront ! Ils m’ont accompagné à prendre ce virage entre l’école et l’agence.

Et l’univers professionnel au sens large n’était pas inconnu pour toi…

Mon adaptation au milieu professionnel s’est faite assez naturellement. En parallèle à mes études, j’ai travaillé six années, les week-ends et périodes estivales dans un fast-food à l’enseigne bien connue. J’ai été plongé très vite dans le monde professionnel au travers de différents postes et diverses responsabilités. Même si le domaine est bien différent de celui de l’architecture, je ne regretterais jamais cette expérience riche qui me sert aujourd’hui.

à la sortie de l’iffdec comment s’est passée ton insertion professionnelle ?

En janvier 2019, six mois après l’obtention de mon diplôme, j’ai souhaité changer d’agence afin d’évoluer sur des projets différents. Aujourd’hui, je ne travaille quasiment que pour les professionnels sur des projets de type restaurants, bars, hôtels et commerces, ce qui me plait énormément. J’exerce mon métier de A à Z avec des missions variées découlant des phases naturelles d’un projet (création, plans détaillés, démarches administratives, suivi architectural, etc).

Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à un futur étudiant

Passion et investissement sont pour moi les maîtres-mots parfaits menant vers la réussite. Non pas vers une quelconque réussite mais vers sa propre réussite… Avec du courage, on arrive à beaucoup d’exploits…

Depuis tes expériences en agence, comment a évolué ton parcours ? 

 
Après une première expérience en agence indépendante où je me suis beaucoup épanoui sur des projets d’aménagement professionnel, notamment pour des réseaux de franchises, j’ai eu envie d’intégrer directement une enseigne. L’idée était de partager les valeurs d’une marque et de concevoir ses espaces en interne. J’ai rejoint un groupe de boulangeries où j’étais architecte d’intérieur et conducteur de travaux. Je rénovais les points de vente et j’accompagnais les ouvertures en lien étroit avec le marketing et le développement. J’y ai beaucoup appris, même si certains projets tardaient à sortir, ce qui était parfois frustrant.  
Une opportunité s’est ensuite présentée pour un poste de responsable travaux. Je n’étais pas spécialement en recherche, mais le cadre m’a convaincu. L’enseigne est plus grande et structurée, avec un siège près de Rennes d’environ 130 collaborateurs et une vraie collaboration interservices, merchandising, marketing, réseau, maintenance. Ce fonctionnement m’a semblé stimulant. 

Quel est ton rôle aujourd’hui ? 

Je pilote le pôle travaux. Je ne produis plus les plans moi-même, j’encadre et je coordonne. Je planifie les projets sur l’année, je gère les budgets, je priorise avec le réseau et je suis les chantiers sur le terrain. J’anime l’équipe et je modernise les méthodes. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce poste ? 

L’esprit d’équipe et les échanges quotidiens avec les autres services. À chaque rénovation ou ouverture, on se pose les bonnes questions, pourquoi tel choix, comment améliorer la fonctionnalité. J’aime aussi la dimension managériale et stratégique. Les projets sont moins variés qu’en agence, mais la cohérence d’un réseau, la compréhension des valeurs de la marque et leur déclinaison dans l’espace sont très intéressantes. Le terrain compte beaucoup pour moi. Rencontrer les équipes magasins, comprendre leurs besoins et y répondre concrètement est très gratifiant. 

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui s’inscrit aujourd’hui à l’IFFDEC ? 

 Passion et investissement. Il ne s’agit pas de viser une réussite abstraite, mais sa propre réussite. Il faut rester curieux, courageux, persévérant. Le secteur est concurrentiel, on se démarque parce qu’on aime ce qu’on fait. Et surtout ne pas se limiter à un seul métier. Les parcours évoluent. Je suis diplômé depuis 7 ou 8 ans et j’en suis à mon troisième poste. Chaque expérience nourrit la suivante. 

Où te vois-tu dans cinq ans ? 

Toujours chez DistriCenter. Mon poste est une création, je veux structurer durablement le pôle travaux, améliorer les outils et consolider les process. Peut-être que je reviendrai un jour à la création pure, mais aujourd’hui j’apprends beaucoup et je m’épanouis dans ce rôle.